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Utiliser un souvenir comme ressource

Je vous partage ici comment utiliser un souvenir comme ressource pour soutenir son système nerveux.

Décembre 1996, quelque part en Colombie Britannique (🇨🇦).
J’ai 22 ans (on ne va pas se mentir, je me préfère aujourd’hui 😅!) et je suis en train de dédicacer (oui, oui) mon travail de fin d’études au réalisateur canadien Atom Egoyan !
6 sélections au Festival de Cannes et Grand Prix du Jury pour « De beaux lendemains », le film sur lequel je l’ai rencontré. Ça le fait, non ?
180 pages sur une partie de son œuvre pour lesquelles j’ai obtenu une grande distinction. J’en suis enfin fière, parce qu’à la proclamation, un ami a été ajourné et de peur de le blesser davantage en affichant ma fierté, j’ai étouffé ma joie. Note à moi-m’aime : ne plus jamais réprimer mes célébrations 🥳 !
Revenons à la photo…
L’été 1992, je pars 3 mois à Vancouver pour apprendre l’anglais et je tombe en amour avec ma famille d’accueil et ce pays. Je me promets d’y retourner. Je décide donc, après mes études universitaires, de débarquer à l’improviste à Noël chez eux. Et ouais, comme dans les comédies romantiques. Parce que c’est dans mon tempérament : faire des surprises insolites et XXL. J’adooooore.
A cette période-là, pas de smartphone, pas même d’adresse e-mail, les prémisses d’internet. Le siècle dernier, quoi 😂. Mais, je m’organise et contacte une connaissance sur place : Lorne Davidson. Lui seul est dans la confidence.
Il se trouve que Lorne est « location manager » : il est en charge de trouver des lieux de tournage pour des films et séries tv. Et là, il bosse sur « De beaux lendemains » avec Atom Egoyan…
Et me voilà, sur le tournage, dans le froid canadien, à quelques jours de Noël, réalisant un rêve. Un de plus.
Cette photo, envoyée hier, par Lorne a été un véritable cadeau que je souhaite partager.
🎁 Cela m’a permis de reconnecter à mon côté fou-fou, de celle qui ose, a de l’audace et est capable de bien plus grand que ce qu’elle n’imagine.
🎁 Elle m’a fait réaliser combien on ne sait pas toujours le « comment » le rêve va se réaliser. Comment imaginer qu’en voulant surprendre ma famille d’accueil, j’allais être au bon endroit, au bon moment et avec le bon contact ?
🎁 Elle m’a aussi fait ressentir une immense gratitude pour ce moment complètement dingue, où je me suis retrouvée avec l’équipe du film, à jouer au bowling en fin de journée.
Mais, 🍒 sur le 🎂 Cette image va maintenant devenir une de mes ressources afin de réguler mon système nerveux autonome et stimuler mon nerf vague !
Comment ? En reconnectant à ce moment du passé où j’ai osé. Où je suis passée à l’action, ce qui a amené quelque chose d’inattendu et positif.
Une preuve pour mon cerveau, que je suis capable. Et quand arrivent les peurs, les doutes lorsqu’il faudra prendre une décision, par exemple, je pourrai alors me servir de cette ressource pour m’apporter de la sécurité, avoir plus de lucidité, de confiance (on appelle ça : repasser en mode « ventral »).
C’est une des nombreuses choses que j’implémente dans ma vie grâce à la neurobiologie de pleine confiance et à la théorie polyvagale de Stephen Porges. Je vous en dirai plus prochainement.
Et vous, avez-vous une anecdote à partager en commentaire ?
Si vous souhaitez d’autres astuces pour votre système nerveux, consultez mon article « anti-stress ».

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